Les étapes du développement affectif, psychomoteur, intellectuel, du langage, de la communication, pour l’enfant de 0 à 6ans.

Développement affectif :

 

Même si le père est présent le développement affectif de l’enfant est largement influencé par la mère. Cependant le développement affectif de l’enfant est directement lié à la relation entre le père et la mère. Ce dernier lui apprendra le tiers et la relation triangulaire. Sa présence est également très importante car il amènera des stimulation différente repéré très tôt par l’enfant.

 

A partir de quatre semaines l’enfant ressent la satisfaction lors de situation de confort et l’insatisfaction lors de l’inconfort, la frustration et l’absence de la mère. Il est capable de fixer un visage. L’enfant commence à opter différents pleurs pour illustrer différentes insatisfactions.

 

         A partir de trois à quatre mois l’enfant sourit en réponse aux expressions et aux stimulations de la mère dont il reconnaît le visage. C’est le "premier organisateur" selon Spitz. Le jeu apparaît et l’enfant devient plus actif. Il veut qu’on s’occupe de lui et son désir de socialisation augmente. Ces par des jeux avec sa mère et lorsqu’elle s’occupe de lui entre autre que l’enfant apprendra sa langue maternelle. Il parlera en priorité à sa mère pour lui montrer ses sentiments et ses envies.

         Vers neuf à dix mois l’enfant sera dans l’identification et l’imitation car sa perception de discrimination sociale (être différent de l’autre) est plus grande.

 

         Vers un an l’enfant apprécie d’être en public malgré que ce soit une période de timidité.

 

         Durant sa première année l’enfant vivra la période du stade oral. C’est un concept introduit par Freud (stades oral, anal et phallique) qui définit comme zone érogène (sensation de plaisir) principale la bouche, par la succion principalement.

 

         De un an à deux ans l’enfant affirme son indépendance. Cela passe par l’affirmation de ses goûts alimentaires, la participation à son habillage et le contact à la personne se perfectionne. Il souhaite participer aux tâches quotidiennes et vit dans l’ici et maintenant.

 

         D’environs deux à trois ans l’enfant est indécis et est donc incapable de faire des choix. Il se méfie des choses nouvelles et met en place des rituels autour du bain, de la mise au lit. L’opposition apparaît chez l’enfant et peut même devenir autoritaire. C’est une période paradoxale où l’enfant peut être timide et agressif, avancer et reculer… c’est à ce moment que se développe de manière aigue le sentiment du  Moi et de ses besoins.

 

         C’est dans la période de un à trois ans que l’on trouvera le stade phallique décrit par Freud. La zone anale est une zone de passage, de communication entre l’intérieur de l’enfant et l’extérieur. C’est à ce moment qu’il maîtrise ses muscles sphinctériens. L’anus en devient une zone érogène. L’enfant maîtrise son corps et l’aspect volontaire est très important. Le boudin devient pour lui un objet de plaisir alors qu’il est un objet de dégoût et de saleté pour la mère. Cela amènera un plaisir d’expulsion chez l’enfant. Malgré le plaisir ressentit par l’enfant le stade anal s’accompagne d’une angoisse due à la perte de quelque chose intérieur à son corps et donc qui touche à son intégrité.

 

         De trois ans à six ans l’enfant passe au stade phallique (Freud). La zone érogène de l’enfant se déplace de l’anus vers ses organes génitaux. Il se rend compte que certaines personnes ont un pénis et d’autres pas. Il pose beaucoup de question sur la procréation, les relations entre parents, la sexualité et la grossesse. Cela peut entraîner des comportements exhibitionnistes chez l’enfant. Le moment culminant de ce stade est la période oedipienne décrit par Freud. L’enfant est amoureux de sa mère et prend son père pour un rival et l’enfant s’identifiera à lui dans l’espoir de prendre sa place au côté de sa mère. De cette ambivalence naît une ouverture au monde. Cette période est vécue comme une angoisse de la castration chez l’enfant (peur d’être châtié par son père de la relation qu’il a avec sa mère). C’est à ce moment qu’apparaît l’interdit de l’inceste qui est le symbole du deuil de l’amour entre lui et sa mère ou son père pour les filles. Pour les filles le complexe d’oedipe est inversé. Elle va dévaloriser sa mère par le fait qu’elle comprend qu’elle n’a pas de pénis et souhaite prendre sa place auprès du père. Il y’aura le même processus d’identification et d’imitation de la mère (le père chez les garçons) afin de plaire au père. C’est le fait que sa mère ne possède pas de pénis

qui la dévalorisera aux yeux de sa fille et que cette dernière deviendra sa rivale.

 

         Développement psychomoteur :

 

 A la naissance tout est à développer sur le plan psychomoteur pour le nouveau né.

 

Durant les trois premier mois de sa vie l’enfant acquiert ce que l’on appelle le réflexe de Moro. C'est-à-dire qu’à la suite d’une chute ou d’un bruit violent il tend ses bras en croix et ses jambes et qu’il est cambré tête en arrière. Pendant cette période peut tenir un objet (transitionnel, doudou) en fermant très fortement à tel point qu’on pourrait soulevé celui-ci rien qu’en l’attrapant par cet objet. C’est ce qu’on appelle le réflexe de Darwin. Le nouveau né jusqu'à un mois réagit à certaines stimulations comme la lumière avec ses pupilles, et l’audition est en éveil et il peut avoir différentes réactions lors de bruit violent. C’est surtout avec la bouche, zoné principal du corps de l’enfant qu’il réagit à quelques réactions.

 

Il acquiert la position assise sans appui entre quatre et huit mois. C’est vers cinq mois que l’enfant peut se tourner du dos sur le ventre. Il marchera à quatre pattes vers huit à neuf mois. A ce moment il a également le réflexe de Babinski qui consiste après frottement de la paume du pied à mettre les orteils en éventail le pied tourné vers l’intérieur.

 

C’est seulement à partir de quatorze mois que l’enfant peut se tenir debout sans appui. C’est à partir de  moment et jusqu'à dix-huit mois que l’enfant développera la marche même si elle s’affinera encore durant ses quatre premières années et c’est à cet age qu’il s’habillera seul. Il mettra jusqu’à 24 mois pour monter et descendre un escalier. La montée seule peut débuter vers 17, 18 mois.

 

A trois ans l’enfant a acquis les gestes élémentaires de coordination motrice comme se verser une boisson dans un verre et manipuler seul ses couverts durant le repas. Il peut sauter à cloche pied, courir ou marcher sur la pointe des pieds.

 

C’est à cinq ans que l’enfant a une main qui domine sur l’autre. De façon générale c’est main droite mais dix pour cent des enfants sont gaucher. A cet âge, il peut sauter grimper. L’enfant maîtrisera totalement son corps à six ans.

 

Au niveau de l’évolution de son poids il triplera la première année et quadruplera au bout de deux ans. Pour sa taille deux période de forte croissance sont remarquées : de zéro à deux ans et de dix à douze ans.

 

Développement intellectuel :

 

Le développement intellectuel a été étudié par Jean Piaget un psychologue Suisse. Il est né en 1896 et décédé en 1980. C’était un enfant prodige qui écrit ses premiers articles scientifiques sur les moineaux albinos. Il passe sa thèse de science naturelle à l’age de vingt ans. Il ira à la Sorbonne étudier la psychologie et la psychiatrie. Il travaillera avec Binet sur un test de logique sur des enfants. Enfin ses théories sur le développement intellectuelles sont des plus riches qu’on connaît aujourd’hui. Il mettra a jour deux stade principaux dans l’évolution intellectuelle de l’enfant de zéro à six ans : Le stade de l’intelligence semi sensorielle et le stade pré-opératoire.

 

Le stade d’intelligence semi-sensoriel (zéro à deux ans) : A la naissance le nouveau-né a des réflexe mais qui fonctionne pour eux même, mais il vit sans cohérence. C’est la construction de l’intelligence qui lui permettra d’avoir une cohérence dans son environnement. L’enfant réalise une série de réflexes sans lien apparent entre elles. Néanmoins il possède la succion qui est une certaine forme d’adaptation à son environnement. C’est le schéma d’action qui est le fait d’organiser une action généralisée dans une situation semblable à une autre.

 

Suite à une maturation psychique l’enfant de un mois à quatre mois va développer ses premiers réflexes et ses premières habitudes. Sucer son pouce, chercher une peluche  et intégrer de nouveaux objets sont le type de premières habitudes obtenues. C’est ce que l’on appelle la notion d’adaptation.

 

Les adaptations semi motrices intentionnelles apparaissent de quatre à huit mois. L’enfant cherche un résultat extérieurs a ses gestes, il fait "durer le spectacle" avec une chaise, le bruit d’un hochet comme le dit Paul Osterrieth. L’enfant cherche à reproduire un effet qui l’a intéressé. La coordination entre la vision et l’appréhension est développée. Il est capable de reproduire des séquences d’action sans que la main et l’objet soient forcément dans le même champ d’action.

 

A partir de neuf mois et jusqu'à un an l’enfant développe  la coordination ses gestes pour obtenir quelque chose de son environnement et des objets. Pour attraper un objet il tire et l’attrape, il va lâcher un objet pour voir si quelqu’un le ramasse, il renverse son verre d’eau pour voir ce que ça fait et si on va lui remplir. L’objet a son existence propre et il l’utilise pour découvrir de nouveaux effets ou reproduire une situation agréable. C’est le début d’une conduite intelligente.

 

De l’âge de un an à un an et demi l’enfant a ce qu’on appelle des réactions circulaires et expérimentation active. Le bébé est en recherche de nouveauté  et découvre de nouveaux moyens par expérimentation. Il varie et gradue ses actions à la recherche de nouvelles sensations, nouveaux effets. Cette période co-incide avec l’apprentissage de la marche. Piaget appelle cela des conduites d’expérimentations actives. Il essaie de comprendre, de reproduire et de découvrir de nouveaux moyens à travers des intentions spontanée, par exemple : donner un coup de pied dans un ballon, jeter différent objet à terre. C’est durant cette période que l’enfant découvre des jeux simples (empilement, encastrement…). Il veut mettre en évidence la relation qu’il y’a entre ce qu’il fait et ce qu’il se passe.

 

L’enfant invente des moyens nouveaux  par la combinaison mentale entre un an et demi et deux ans. Il anticipe et trouve le moyen d’obtenir ce qu’il veut. Il tire la couverture pour attraper un objet. C’est ce que l’on appelle la structuration de la pensée et l’intelligence devient représentative.

 

Le stade pré-opératoire (de deux à six ans) : C’est une période où l’enfant imite l’adulte. L’exemple le plus flagrant est le langage. L’enfant peut imaginer ce qu’il voit (un rectangle est un train) et il n’est pas obligé de voir un objet pour savoir qu’il est là et qu’il existe. Un dessin représente une image mentale. C’est une période d’intelligence symbolique.

 

Piaget démontre qu’un enfant durant cette période pense qu’un kilogramme de plomb est plus lourd qu’un kilo de plume, qu’une boule de pâte à modeler et plus petite qu’une galette étendue faite avec la même boule.

 

           L’enfant donne vie aux objets pendant cet âge et leur donne des intentions. Lorsqu’il invente des histoires le langage présent par la répétition d’expressions entendues dans son entourage. A ce stade, il n’a pas de raisonnement logique dans le sens où il peut affirmer et se contredire en même temps.

 

         Développement du langage :

 

 Les étapes du développement du langage peuvent être variable d’un enfant à un autre et ne pas se passer exactement au même moment. Cependant certaines étapes sont primordiales et des anomalies dans le développement du langage de l’enfant peuvent être déterminantes dans le développement de celui-ci.

 

         Dès cinq mois de grossesse le fœtus entend et reconnaît la voix de sa mère.

 

De la naissance à un an : L’enfant comprend la négation ("non") venant de ses parents et en particulier de sa mère. Il  comprend et réagit aux intonations d’approbation et de désapprobation. Il peut comprendre des ordres simples accompagnés de gestes et certaines expressions familières simples. Durant cette période l’enfant produit des gazouillis. Il vocalise et module sa voix "areu". L’enfant exprime la faim, la fatigue et la douleur par des pleurs qui se différencie et son propre à chaque état. C’est à ce moment qu’il explore ses capacités vocales à produire des sons et des bruits et il essaie de répéter des sons réalisés par son entourage. Avec l’imitation de son entourage il dira ses premiers mots. L’enfant redouble les syllabes  et utilise les voyelles " a, é, i, o, ou" et les consonnes " p, b, d, m, n". Le mot "papa" apparaîtra en premier car il est plus simple à prononcer pour lui que le mot "maman" que l’enfant utilisera de manière appropriée (vers huit mois).

 

         De un an à deux ans : L’enfant est capable de comprendre entre cent et cent cinquante mots. Il montrera des parties de son corps que l’on nommera pour lui. L’enfant comprend des ordres simples sans les accompagner de gestes comme "donne le lapin" puis double par la suite comme "va chercher le lapin qui est dans ta chambre". Celui-ci est capable d’écouter et d’être attentif à une histoire durant cinq minutes. L’enfant durant cette période peut dire des mots phrases en associant deux mots, par exemple : "tombé bobo", "maman gâteaux".Avant dix huit mois il connaît trente à cinquante mots. Vers l’âge de deux ans il est capable d’employer jusqu’à trois cents mots et d’exprimer le genre et le nombre. L’enfant pose des questions comme "quoi ça" et est capable de dire non. C’est également à ce moment que l’enfant sait employer le genre et le nombre.

 

         De deux, trois ans à quatre ans : L’enfant à cet âge comprend des ordres plus complexes et des phrases avec une relative introduite par "qui". Il est à même d’entendre les verbes et les adjectif. Il introduit des questions simples et des phrases de plus en plus longues. L’enfant enrichit son lexique de substantif abstrait et d’adjectif. Il intègre dans son système phonétique les différences " ch/j, cr/gr, tr/dr". Il sait dire son prénom, son nom et demande à boire et à manger. L’enfant est capable de produire des phrases avec des articles, des prépositions et des pronoms personnels avec l’emploi du " moi, toi, lui" et du "je". Il sait utiliser le verbe "être" et "avoir", les adjectifs possessifs et la conjugaison au présent et au passé composé. Il connaît quelques chansons enfantines et peut compter jusqu'à dix. L’enfant sait dire de quel sexe il est et son âge. Il peut nommer jusqu’à huit images.

 

         De quatre à cinq ans : L’enfant reconnaît des parties complexes de son corps. Il comprend les questions avec la notion de "où, pourquoi, comment". Durant cette étape, l’enfant pose de plus en plus de questions et commence à conjuguer ses phrases avec des temps adaptés. Il se repère dans la journée et est capable de raconter ce qu’il fait ou a fait. Ses phrases sont constituées et il peut raconter des petites histoires.

 

         De cinq à six ans : C’est à cet âge que l’enfant comprend toutes les consignes y compris celles introduites par "que". Il s’intéresse aussi au sens des mots. Il saisit la notion de manque et de différence. Il cherche à "comprendre" ce qu’on lui dit et est capable de donner une définition aux mots qu’il emploie. L’enfant durant cette période cherche à savoir lire. Il parle beaucoup et pose en abondance des questions notamment sur lui. Il sait faire des phrases complexes avec des expansions comme : alors, puis, ensuite… L’enfant maîtrise la construction grammaticale et syntaxique. Il connaît les jours de la semaine, différencie sa droite et sa gauche et utilise la majorité des notions d’espaces et de temps : demain, hier, après, eu milieu, le dernier… il est également capable de conjuguer au futur, à l’imparfait et le participe présent. L’enfant raconte de façon claire et ordonné et à une bonne conscience phonologique. Lors de cette dernière étape l’évolution du langage est rapide et abondante.

 

Développement de la communication :

 

            Dès les premiers jours après sa naissance, l’enfant dirige son attention, ses regards vers le bruit, la parole entendue. Il faits des cris variés, il gazouille. Il peut communiquer avec des gestes, des mimiques, des signes (communication paraverbale), des cris, des vocalisations, des mots, des phrases (communication verbale). Il cherchera de plus en plus à s’exprimer, si la communication lui est agréable et lui permet : d’apprendre, d’obtenir ce qu’il veut, d’exprimer ses sentiments, de se rapprocher de son entourage. Par sa dépendance à sa mère l’enfant établit très tôt une relation de communication. Ils apprendront ainsi a se connaître et la communication devient intentionnelle, quand la mère a finit de parler, l’enfant émet des sons et il s’installe donc un code commun de communication.

 

 

 

De la naissance à un mois :

 

Les premières étapes de la communication commence par les soins maternels qui permettent les premiers échanges mère/enfant et devient un élément structurant pour l’enfant par sa régularité. A partir de trois semaines l’enfant émet des cris feints pour faire venir sa mère. Il est réceptif à la présence/absence de ses parents et les premiers sourires inconscients apparaissent.

De deux à quatre mois :

 

C’est à ce moment que l’enfant à des sourires volontaires en réaction à des états de bien être qui ont une vertu sociale. Le dialogue mère/enfant naît : il produit des sons quand la mère a fini de parler. Vers quatre mois il utilise des mimiques et des gestes pour exprimer la colère, le chagrin, la joie. L’enfant est capable de rires aux éclats.

 

De quatre à six mois :

 

La physionomie devient expressive et les sourires s’adressent à des visages connus.

 

De six mois à un an :

 

L’enfant s’exprime de manière volontaire pour obtenir ou refuser quelque chose. Toute une gamme de pleurs apparaissent pour exprimer différents états : faim, douleur, inconfort, demande de tendresse et d’affection. Il assimile le "non". La socialisation se développe et l’enfant s’intéresse à des personnes inconnues. Il commence à pointer des objets avec son index. Lorsqu’une personne le prend dans ses bras et la communication s’installe par le contact en touchant le visage, pinçant le nez, tirant les cheveux. Il comprend son prénom et y réagit quand ses parents l’interpellent.  Vers neuf mois, l’enfant est enthousiaste et réagit aux jeux proposés par ses parents et il cherche parfois à commencer le jeu.

 

 De un an à trois ans :

 

Lorsque l’enfant pointe son index il le fait de façon volontaire afin d’obtenir un objet. L’enfant dit ses premiers mots et comprend que cela a un effet sur l’adulte et donc il les répète. Lors de jeu l’enfant se parle sans nécessairement utiliser de vrais mots. Lorsque ses parents lui demande quelque chose, par des phrases familières, l’enfant reconnaît la situation et s’exécute par exemple : "met ton manteau".

 

Vers quinze mois, l’adulte peut demander un objet familier qui n’est pas à proximité et l’enfant va le chercher. Ce dernier commence à répéter des mots entendus régulièrement et les parents commencent à reconnaître ce qu’il essaie de dire.

 

Vers deux ans c’est l’age du non systématique. L’enfant comprend et exécute des consignes simples et habituelles : prend le verre sur la table, va chercher ton manteau. Il interprète les demandes en fonction de ses habitudes. A cet âge l’enfant combine deux à trois mots sans construction syntaxique : "Papa est parti papa parti, je veux avoir la banane veu voi bana".  Il utilise et répète des mots utilisés par l’adulte mais les mots n’ont pas la signification qu’ils ont pour l’adulte. Durant cette période l’enfant commence à éprouver de la sympathie ou de l’empathie pour des adultes ou des compagnons de jeux.

 

Peu avant trois ans (de deux ans et demi à trois ans), c’est l’apparition du "pourquoi". L’enfant devient plus réceptif et attentif à ce que lui demande l’adulte. Il peut comprendre des consignes plus complexes incluant deux ou trois ordres : "va chercher le pyjama dans ta chambre". Il commence à utiliser des adjectifs et des verbes dans ses phrases : "à moi", "à lui", "pas", "gentil", "veu pa", "gentil moi"… cependant si l’adulte ne comprend pas son message l’enfant s’impatiente. Il n’essaie pas de clarifier sa demande et répète ce qu’il vient de dire sans modifier le message.

 

De trois à quatre ans :

 

 L’enfant comprend la notion de "besoin de", "il faut". Il comprend correctement des consignes complexes : " va chercher ton tee-shirt rouge qui est dans l’armoire de ta chambre". L’enfant souhaite mener la conversation et peut parler d’un même sujet durant plusieurs minutes. Il comprend et utilise la notion d’espace (dans, sur, à côté, en bas, en haut), de temps (avant, après), et d’appartenance (mon, ton, son…) et la notion de dimensions (petit, grand). C’est à ce moment que le langage devient le moyen de communication principale de l’enfant. Il commence à parler des couleurs et des caractéristique des objets qui l’entourent : blanc, doux, dur… Il utilise encore les verbes à l’infinitif et remplace des sons par d’autres : soleil toleil.

 

De quatre à cinq ans :

 

Il comprend la notion de "comment". L’enfant parle des catégories d’objets : fruits, légumes, parties du corps, vêtement… et il nomme les couleurs.  Il comprend ce que dit l’adulte en se basant sur sa connaissance de la langue. L’enfant est capable de poursuivre une conversation avec un adulte en tenant compte des sujets amorcés par celui-ci et il adapte ce qu’il dit aux besoins de celui qui l’écoute. Il peut réalisé des phrases plus complexes en utilisant les articles (un, la…), des préposition (dans, sur…) et en conjuguant les verbes même s’il fait parfois des erreurs.  Il arrive à ce faire comprendre de son entourage mais certains sons sont parfois difficile à dire.

 

De cinq à six ans :

 

L’enfant comprend correctement ce qu’on lui dit. Le langage de l’enfant ressemble de plus en plus à celui de l’adulte. Il est capable de raconter ce qu’il a vécu et il précise ce qu’il dit par l’intermédiaire de questions posées par l’adulte. C’est l’âge de l’école et des jeux collectifs et la communication est l’élément principal de sa socialisation. 

oy!!

Gracias Ramunxo y... Meyer!!

   Beaucoup de photographies en noir et blanc publiées sur ce site sont signées Ramunxo. Certaines et pas des moindres sont des réalisations du photographe Meyer. Gracias los amigos!!!
Kinkin

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